Qu’est-ce qu’un scanner ou coroscanner ?

Le scanner coronaire est un examen d’imagerie médicale qui permet d’explorer les artères coronaires à la recherche d’éventuelles lésions (sténoses) notamment en cas de douleurs thoraciques atypiques, de dyspnée et chez des patients présentant des facteurs de risque personnels ou familiaux.

Cet examen utilise des rayons X pour l’acquisition d’images en coupes fines du cœur et de ses artères. L’injection d’un produit de contraste iodé est indispensable pour opacifier les artères coronaires.

Dans le cadre de bilan de cardiopathies ischémiques, le scanner cardiaque ou coroscanner fait partie des techniques non invasives les plus performantes pour l’exploration des artères coronaires mais aussi de toutes les structures cardiaques.

Pour l’étude des artères coronaires notamment en cas de  douleur thoracique atypique, chez un patient à risque faible ou moyen de maladie coronarienne (après une scintigraphie ou échographie d’effort douteuse ou incomplète).

Pour dresser un bilan anatomique du cœur et des artères coronaires en bilan préopératoire de chirurgie valvulaire ou d’insuffisance aortique chronique.

Pour quantifier des calcifications de la valve aortique, pour le choix de la taille de la prothèse,  notamment avant la réalisation d’un remplacement percutané de la valve aortique (TAVI).

L’appareil est constitué d’un gros anneau dans lequel se trouve le tube à rayons X, qui tourne tout autour du patient allongé sur le lit d’examen.

Un système informatique couplé à l’appareil et à un écran de contrôle permet de reconstituer le cœur en 3D et de fournir une cartographie précise des artères irriguant le cœur. Grâce à un autre traitement informatique, les coronaires, normalement tortueuses, sont aplanies, ce qui aide à visualiser d’éventuelles lésions.

Un scanner coronaire dure entre 10 et 15 minutes. Comme pour la plupart des examens d’imagerie, le patient est invité à ôter ses bijoux et tout objet métallique, à se dévêtir et à enfiler une blouse de l’hôpital.

Après installation du patient sur la table de l’examen :

  • Pose d’une perfusion sur une veine du bras pour l’injection du produit de contraste
  • Pose d’électrodes sur le thorax du patient afin d’enregistrer un électrocardiogramme (ECG) en continu et de s’assurer ainsi que le rythme cardiaque n’accélère pas
  • La table d’examen positionnée dans le centre du scanner, il se met à tourner tout autour
  • Le patient doit pouvoir tenir une apnée d’environ 10 secondes durant l’acquisition des données

En raison de la complexité et la durée de la reconstruction des coupes par l’ordinateur, les résultats de cet examen vous seront adressés par voie postale à votre domicile.

Un scanner coronaire est totalement indolore. Seule l’injection du produit de contraste peut s’avérer désagréable.

Le produit de contraste à base d’iode procure, chez certains, une étrange sensation de chaleur diffuse dans tout le corps et engendre parfois un goût métallique.

Les personnes claustrophobes peuvent être mal à l’aise dans le tube à rayons X du coroscanner, il ne faut pas hésiter à en parler au médecin et manipulateur.

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A la différence de la coronarographie, le coroscanner est un examen non invasif, qui ne nécessite que la perfusion d’une veine périphérique pour injecter le produit de contraste et non la ponction d’une artère.

Les risques sont généralement liés aux rayonnements et au produit de contraste ; les précautions à prendre sont identiques à tout examen radiologique.

Cet examen comporte un certain nombre de contre-indications, qu’il convient de respecter scrupuleusement :

  • Allergie connue à l’iode
  • Insuffisance rénale sévère

Par ailleur chez les patients en arythmie, la qualité d’images est dégradée et les coronaires sont difficilement analysables. En cas d’arythmie, il faut discuter de l’intérêt de l’examen avec votre cardiologue et peut-être privilégier un autre type d’examen pour visualiser vos coronaires.

S’il n’est pas dangereux lorsque l’on respecte les contre-indications, le coroscanner est associé à une irradiation nettement supérieure à celle d’une simple radiographie ou même d’une coronarographie, limitant sa répétition. Sa prescription doit donc être justifiée sur le plan médical.

Après l’examen,  il est conseillé d’avoir une hydratation abondante pour faciliter l’élimination du produit, empêchant ainsi son accumulation au niveau rénal.