La cardiologie interventionnelle intègre l’ensemble des actes médicaux de cardiologie pratiqués voie endovasculaire.

 

La cardiologie interventionnelle connait depuis quatre décennies un essor très important et permet dans de nombreux cas d’éviter aujourd’hui une chirurgie cardiaque.

Les actes de cardiologie interventionnelle peuvent s’appliquer aujourd’hui à de nombreuses maladies cardiovasculaires que l’on peut diviser en plusieurs principaux groupes:

  • La maladie coronaire chez les patients présentant un infarctus, de l’angine de poitrine ou angor, ou une ischémie myocardique. Le diagnostique de cette pathologie est effectuée par une coronarographie diagnostique, examen réalisé le plus souvent par voie radiale. Le traitement qui consiste à implanter un ou plusieurs stents s’appelle une angioplastie coronaire.
  • Les maladies valvulaires chez les patients présentant un retrécissement de la valve aortique ou une fuite de la valve mitrale et qui présentent un risque chirurgical élévé. Ces patients peuvent bénéficier d’un remplacement de la valve aortique, par voie fémorale le plus souvent, c’est un remplacement valvulaire aortique par voie percutanée ou TAVI. Pour les fuites de la valve mitrale ou effectue une réparation percutanée par clip (Mitraclip).
  • Les fermetures de l’auricule chez les patients ayant un risque de formation de thrombus dans l’auricule (Lors d’une fibrillation auriculaire par exemple) et qui ont une contre indication aux anticoagulants.
  • L’alcoolisation du septum interventriculaire chez les patients présentant une cardiopathie hypertrophique obstructive.

 

Les actes sont effectués dans des salles spécialisées par des médecins cardiologues interventionnels et font appel à des technologies très avancées.
Aujourd’hui par exemple 85% des actes de revascularisation coronaire sont effectués par voie percutanée et se sont substitués aux actes chirurgicaux beaucoup plus lourds.

Cardiologie Interventionnelle:

L’ICPS réalise des dilatations coronaires. Elles permettent de rétablir une circulation normale dans les artères coronaires rétrécies ou occluses par l’athérosclérose. Cette technique est une alternative à la chirurgie cardiaque par pontage aorto-coronaire.

Elle s’effectue dans une salle de radiologie sous anesthésie locale et consiste à franchir le rétrécissement avec un guide métallique très fin servant de « rail » pour le ballonnet de dilatation qui est gonflé au niveau du rétrécissement jusqu’à ce qu’il cède complètement. Une fois que le rétrécissement a cédé, le ballonnet, le guide, le cathéter sont retirés.
Cette dilatation est souvent complétée par la mise en place au niveau du rétrécissement d’un ressort (« endoprothèse » ou « stent ») d’où la nécessité d’un traitement par des médicaments qui fluidifient le sang (Plavix et Aspirine)

Les artères servent à amener aux différents organes les nutriments nécessaires au bon fonctionnement des organes.

Les artères des membres servent essentiellement à nourrir les muscles des jambes, ce qui explique qu’un des premiers symptômes annonciateur d’une maladie artérielle périphérique est l’apparition de crampes des mollets à la marche (c’est la claudication intermittente). 
En effet, comme pour la majorité des artères du corps, l’athérosclérose peut provoquer des rétrécissements qui peuvent progresser vers une occlusion complète artérielle

La coronarographie est un examen radiologique permettant de visualiser les artères coronaires. Avec plus 4500 examens par an, l’ICPS est reconnu comme expert de la coronarographie en France. Examen de pratique courante, complètement indolore, la coronarographie donne des renseignements irremplaçables sur l’état de votre coeur. Elle permettra à votre cardiologue de choisir le traitement le plus approprié.

La coronarographie est un examen radiologique permettant de visualiser les artères coronaires. Avec plus 3000 examens par an, l’ICPS est reconnu comme expert de la coronarographie en France. Examen de pratique courante, complètement indolore, la coronarographie donne des renseignements irremplaçables sur l’état de votre coeur. Elle permettra à votre cardiologue de choisir le traitement le plus approprié.

L’ICPS est un centre référence dans la réalisation de l’alcoolisation septale.

On réalise tout d’abord une coronarographie qui permet de repérer la branche coronaire qui irrigue la zone trop épaisse (le septum). Il s’agit de la branche septale. La technique consiste à injecter de l’alcool absolu dans la branche septale incriminée. La pratique de l’échographie durant la procédure est indispensable pour repérer précisément la branche septale qui irrigue le septum. Une fois celle-ci clairement identifiée, on peut injecter l’alcool absolu et créer  » l’infarctus artificiel » sélectif du septum. L’échographie-doppler cardiaque permet de confirmer le succès de la procédure.

Une opération chirurgicale pour le remplacement d’une valve calcifiée peut être fortement contre-indiquée.
L’Institut Jacques Cartier propose des dilatations aortiques pour contourner les contre-indications.
La procédure nécessite une ponction de l’artère fémorale. L’intervention dure en général moins de 45 minutes. Une échographie finale permet d’analyser la valve après dilatation.

Lorsque les valves se durcissent, gênent le remplissage et compromettent le fonctionnement global de la pompe, il est possible de dilater certaines valves en gonflant un ballonnet. L’Institut propose cette technique de dilation. Ce traitement répond en général au rhumatisme articulaire provoquant un rétrécissement mitral gênant le fonctionnement cardiaque.

Le traitement standard de l’insuffisance valvulaire mitrale, soit la perméabilité de la valve mitrale, est le remplacement chirurgical de la valve mitrale ou sa reconstruction. Chez les patients présentant un risque opératoire plus élevé, par exemple à cause d’une grave maladie concomitante telle que l’insuffisance rénale, la défaillance cardiaque, etc., on peut envisager un procédé mini-invasif par cathéter, la pose d’un dispositif MitraClip. L’ICPS pratique cette intervention.

Il existe un nouveau traitement de l’hypertension artérielle appelé « dénervation rénale ». Il consiste en une application d’un courant électrique de faible intensité par ondes radiofréquence dans la plupart des cas sur les nerfs à destinée des 2 reins et qui cheminent le long des artères rénales. Son intérêt est encore en cours d’évaluation. Il est testé dans notre unité d’hypertension artérielle.

La dilatation rénale consiste à dilater le rétrécissement à l’aide d’un ballonnet, le plus souvent avec mise en place d’une endoprothèse (ou stent). Il s’agit d’une sorte de tube métallique grillagé en acier médical qui permet d’étayer la paroi de l’artère et qui est laissé en place à demeure. Cet examen est pratiqué sous le contrôle des rayons X, à des doses aussi basses que possible selon le principe de précaution ALARA préconisé par le code de santé publique.

Elle représente une alternative aux anticoagulants pour les patients en fibrillation auriculaire. La fibrillation auriculaire est fréquente chez la population âgée. Depuis une dizaine d’années, des prothèses d’occlusion de l’auricule gauche apparaissent. Elles sont indiquées chez les patients présentant un risque d’AVC et ne pouvant pas supporter les traitements anticoagulants au long cours. Une fois la prothèse mise en place par voie veineuse le traitement anticoagulant peut être arrêté sans risque d’accident cérébral.

Cette technique relativement récente s’est développée très rapidement compte tenu de son efficacité (déjà plus de 250 000 valves implantées dans le monde). Elle permet de remplacer la valve aortique défaillante par une valve biologique mise en place par voie percutanée (à travers une artère) en évitant une chirurgie cardiaque.
Longtemps réservée aux patients très fragiles, les études récentes montrent aussi son intérêt pour un éventail de patients beaucoup plus large.